Notes prises aux journées Digital Scholarly Editions as Interfaces

Télécharger les notes ici au format PDF (Notes prises au colloque Digital Scholarly Editions as Interfaces par Sam Saïdi)

Synthèses pour les ingénieur.e.s

En tant qu’ingénieur.e.s ou chercheur.e.s impliqué.e.s dans des laboratoires de sciences humaines, ou d’autres structures de l’ENS de Lyon (BU, CDR), sur des projets de développement d’éditions numériques, ou de développement d’outils pour l’exploitation de corpus numériques (qu’il s’agisse de textes, d’entretiens ou de données prosopographiques), sommes confronté.e.s aux limites imposées par un manque de savoir faire en design, en graphisme, ou parfois, en intégration front-end. Ce qui donne vie à des interfaces souvent peu heureuses d’un point de vue utilisateur, avec une navigation difficile et des problème d’ergonomie.

Il est vrai que notre temps et nos efforts sont plus concentrés à l’obtention de nos données (qui implique déjà des étapes de recherche, de numérisation ou de transcription), à la préparation de nos données (ce qui implique là des étapes de nettoyage, de formatage, et de structuration des données), et à leur exploitation ou mise en ligne (ce qui implique enfin de transformer les données, de concevoir les fonctionnalités d’exploitation et de parcours de corpus, et enfin de développer une interface). Ces différents caps à passer laissent parfois peu de temps, de compétences ou d’argent pour travailler avec des designers ou des graphistes professionnels.

Ces problèmes ont été largement abordés lors des journées du Symposium Digital Scholarly Editions as Interfaces qui ont eu lieu à Graz les 23 et 24 septembre, et dont nous vous invitons à retrouver les résumés d’interventions ainsi que quelques notes prises ici. De manière générale, vous pourrez retrouver beaucoup de ressources intéressantes dans la présentation de Piotr Michura (dipaos et texte de l’intervention) sur l’étude de l’expérience de lecture utilisateurs autour des notions de « digital reading », « hyper reading », » radial reading », « distant reading », « close reading », « learning assistance », « emotional responses », « engagement tools ». Lors de ces journées, beaucoup de débats ont eu lieu, notamment autour des efforts à consacrer aux données vs ceux à consacrer aux interfaces. La voie du milieu souvent évoquée, qui elle aussi faisait débat, c’est de mettre les interfaces au service des données en fonction des objectifs scientifiques ou patrimoniaux des chercheur.e.s.

Matinée organisée à l'AHN de l'ENS de Lyon pour poursuivre ces réfléxions